Scène VIII
SILVIA, seule.
Je frissonne encore de ce que je lui ai entendu dire. Avec quelle impudence les domestiques ne nous traitent-ils pas dans leur esprit ! Comme ces gens-là vous dégradent ! Je ne saurais m’en remettre ; je n’oserais songer aux termes dont elle s’est servie, ils me font toujours peur. Il s’agit d’un valet ! Ah ! l’étrange chose ! Écartons l’idée dont cette insolente est venue me noircir l’imagination. Voici Bourguignon, voilà cet objet en question pour lequel je m’emporte ; mais ce n’est pas sa faute, le pauvre garçon ! et je ne dois pas m’en prendre à lui.