Aller au contenu principal
Les Plaideurs (éditions Didot, 1854)Chapitre 3 / 27

Scène II.

L’INTIMÉ, PETIT-JEAN.
L’INTIMÉ.

Dormons.  ! Petit-Jean ! Petit-Jean !

PETIT-JEAN.

Dormons. Hé ! Petit-Jean ! Petit-Jean ! L’Intimé

(à part.)

Il a déjà bien peur de me voir enrhumé.

L’INTIMÉ.

Que diable ! si matin que fais-tu dans la rue ?

PETIT-JEAN.

Est-ce qu’il faut toujours faire le pied de grue,
Garder toujours un homme, et l’entendre crier ?
Quelle gueule ! pour moi, je crois qu’il est sorcier.

L’INTIMÉ.

Bon !

PETIT-JEAN.

Bon ! Je lui disais donc, en me grattant la tête,
Que je voulais dormir. « Présente ta requête
« Comme tu veux dormir, » m’a-t-il dit gravement.
Je dors en te contant la chose seulement.
Bonsoir.

L’INTIMÉ.

Bonsoir. Comment, bonsoir ! Que le diable m’emporte,
Si… Mais j’entends du bruit au-dessus de la porte.