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CendrillonChapitre 1 / 1
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CONTES ILLUSTRÉS POUR ENFANTS




CENDRILLON








PR. WENTZEL, ÉDITEUR


WISSENMBOURG

BAS-RHIN


PARIS

RUE ST. JACQUES, 65







WISSEMBOURG
LITHOGRAPHIE ET TYPOGRAPHIE DE CH. WENTZEL
1868

Lith. Fr. Wentzel à Wissembourg.
Paris, rue St Jacques, 65.
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CENDRILLON.

Jadis vivait, heureux et honoré des gens de son domaine, un gentilhomme marié ayant une fille unique très belle et très vertueuse nommée Marguerite.

Cependant le moment arriva où le malheur le-frappa bien cruellement. Après une courte maladie sa femme mourut, le laissant seul avec sa fille.

Après avoir longtemps porté le deuil de sa femme qu’il regrettait bien vivement, il céda enfin aux conseils de sa famille et de ses amis et se remaria avec une veuve qui avait deux filles.

Cette veuve et ses deux, filles avaient su dissimuler jusqu’après le mariage leur caractère orgueilleux, hautain et, jaloux, mais il se trahit bientôt après, surtout par leur conduite envers Marguerite qu’elles détestaient. D’abord elles la chargèrent de tous les ouvrages grossiers du ménage et la trataient ensuite plutôt comme une servante que comme une sœur.

Une profonde tristesse accablait ainsi le cœur de Marguerite et, quand elle avait fini son ouvrage, elle allait d’habitude s’asseoir au coin de la cheminée, ce qui lui fit donner par sa nouvelle mère et ses sœurs le nom de « Cendrillon ».


Lith. Fr. Wentzel à Wissembourg.
Paris, rue St Jacques, 65.
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Il arriva, qu’un jour le fils du Roi donna un bal auquel les deux sœurs seulement furent invitées. Cendrillon fut très humiliée de ce dédain et se livra aux plus tristes pensées dans son isolement.

Comme elle s’abandonnait ainsi à son chagrin, sa marraine, qui était Fée, lui apparut tout-à-coup pour la consoler.

Elle promit à Cendrillon de la faire aller au bal, à condition qu’elle continue à être bonne et sage et qu’elle rentre à minuit.

Cendrillon promit à sa marraine tout ce qu’elle exigeait d’elle. Celle-ci change alors une citrouille en un beau carrosse, six rats en six chevaux et des lézards en laquais ; puis, l’ayant touchée de sa baguette, Cendrillon se trouva aussitôt parée d’une toilette complète et ravissante.

A son entrée au bal, qui avait lieu dans les salons du château royal magnifiquement décorés, Cendrillon fit sensation, et sa beauté jointe à une grâce exquise produisit une impression profonde sur le Prince, il lui montra une préférence visible, en l’invitant plusieurs fois à danser avec lui.

A minuit, et sans être remarquée, Cendrillon quitta le bal, comme elle l’avait promis à sa marraine. Rentrée chez elle, elle reprit le modeste costume qu’elle portait ordinairement

Ses sœurs ne songeant aucunement à elle, ne l’avaient point reconnue au bal dans sa magnifique toilette vraiment princière. Aussi quand elles furent rentrées plus tard, elles racontèrent à Cendrillon toute les merveilles du bal, sans oublier la belle princesse qui avait tant plu au fils du Roi.



Lith. Fr. Wentzel à Wissembourg.
Déposé
Paris, rue St Jacques, 65.
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Cendrillon éprouva une grande joie intérieure en écoutant cette causerie qui la concernait sans que ses sœurs s’en fussent doutées.

Le prince ne pouvant oublier la belle danseuse qui l’avait tant charmé, eut, pour la revoir, l’idée de faire inviter à un deuxième bal, et il donna aussitôt les ordres nécessaires pour que ce bal pût avoir lieu le plus tôt possible,

Grâce à la puissance de la Fée, sa marraine, Cendrillon parut à ce second bal dans un costume encore plus splendide que la première fois. Elle fui généralement admirée et plus particulièrement par le prince qui ne la quitta pas des yeux.

Après s’être laissé entraîner par le plaisir de la danse au milieu de ce monde, brillant et dans ces salons magnifiques retentissant d’une musique enivrante, Cendrillon entendit tout-à-coup sonner minuit.

Elle se sauva avec la plus grande, vitesse, sans être aperçue de personne ; mais, dans sa hâte, elle perdit une de ses pantoufles.

Le prince ne la voyant plus, s’informa à toutes les sorties du château si personne ne t’avait vue passer. Personne ne l’avait vue sortir. — Triste et mécontent, le prince remonta dans les salons ; en les traversant lentement et le regard baissé, il aperçut tout-à-coup sur le parquet d’une des salles, la pantoufle que Cendrillon avait perdue dans sa fuite ; il s’en empara et jugeant ; par sa forme élégante et sa petitesse que cette pantoufle devait appartenir à celle qui était l’objet de toutes ses pensées, il fit, publier, à son de trompe, qu’il épousera celle qui pourra chausser cette pantoufle.



Lith. Fr. Wentzel à Wissembourg.
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Paris, rue St Jacques, 65.
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A cette annonce, grand fut l’émoi parmi les demoiselles nobles du pays. Les deux sœurs de Cendrillon surtout, orgueilleuses et ambitieuses comme leur mère, s’empressèrent de se présenter au château pour tenter l’épreuve de la pantoufle. Mais, hélas ! la malencontreuse pantoufle se trouvait trop mignonne en tout sens pour pouvoir être chaussée par l’une ou l’autre des deux sœurs. Elles s’en retournèrent confuses et malheureuses.

Enfin, se présenta Cendrillon elle même. Tremblante de modestie elle s’assit dans le fauteuil que le prince lui indiqua ; on lui présenta la pantoufle ; le prince mit genou à terre devant elle pour l’aider, mais un instant suffit à Cendrillon pour chausser la pantoufle qui allait parfaitement à son pied mignon et élégant.

Le prince ravi de bonheur lui exprima respectueusement ses sentiments et la pria de fixer elle-même le jour de leur union solennelle.

Cendrillon lui demanda, en rougissant, un délai de quelques jours pour se préparer au bonheur qui l’attendait et qu’elle n’eut jamais osé espérer même en rêve. Le prince, avec la plus gracieuse amabilité, déclara à Cendrillon que ses désirs étaient désormais des ordres pour lui.



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Paris, rue St Jacques, 65.
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Enfin, le jour du mariage arriva. La veille de ce jour, vers le soir, la Fée, marraine de Cendrillon se présenta de nouveau chez elle et lui dit qu’elle était contente d’elle et qu’elle méritait, par ses souffrances passées, le bonheur qui l’attendait. La Fée se chargea encore de parer sa filleule pour la solennité du lendemain et, cette fois, elle ajouta à sa parure une grande quantité de diamants et d’autres pierreries précieuses qu’elle avait pris dans son trésor caché.

Le prince et Cendrillon se rendirent à la chapelle du château, où le mariage fut célébré avec pompe, en présence du Roi, de la Reine, de toutes les personnes composant leur cour, ainsi que de tous les hauts dignitaires du Royaume. Mais la mère et les sœurs de Cendrillon n’assistèrent point à cette cérémonie ; elles étaient tombées malades de dépit et de jalousie.

Lith. Fr. Wentzel à Wissembourg.
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Paris, rue St Jacques, 65.
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Cendrillon

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