SCÈNE IV.
LE PATRON MARC, BALTHAZAR.
BALTHAZAR, appuyé sur la table, le regarde
depuis un montent.
Joli temps pour les bécassines, marinier...
MARC, surpris et gêné.
Ah! c’est toi?... (Il jette le soufflet.)
BALTHAZAR.
Le ciel est tout noir de gibier, là-bas sur Giraud.
MARC, se levant.
Ne m’en parle pas. Je suis furieux. Ils m’ont fait manquer mon affût...
BALTHAZAR.
Et c’est pour te calmer le sang que tu...? (Il fait le geste de souffler le feu.) Pas besoin de mettre des bottes pour cela... (Il rit.)
MARC.
C’est bon! c’est bon! vieux malicieux. (A part.) Il faut toujours qu’il soit dans votre dos ce grand-là! (Voyant le berger s’installer dans la cheminée et allumer sa pipe.) Ah çà! tu es donc convoqué toi aussi?...
BALTHAZAR, assis dans la cheminée.
Convoqué?...
MARC.
Mais oui... Il paraît qu’il y a un grand conseil de famille ce matin. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé... Encore quelque histoire... Chut! les voilà...