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Les Paradis artificielsChapitre 23 / 23

VII


Je termine cet article par quelques belles paroles qui ne sont pas de moi, mais d’un remarquable philosophe peu connu, Barbereau, théoricien musical, et professeur au Conservatoire. J’étais auprès de lui dans une société dont quelques personnes avaient pris du bienheureux poison, et il me dit avec un accent de mépris indicible : « Je ne comprends pas pourquoi l’homme rationnel et spirituel se sert de moyens artificiels pour arriver à la béatitude poétique, puisque l’enthousiasme et la volonté suffisent pour l’élever à une existence supra-naturelle. Les grands poëtes, les philosophes, les prophètes sont des êtres qui, par le pur et libre exercice de la volonté, parviennent à un état où ils sont à la fois cause et effet, sujet et objet, magnétiseur et somnambule. »

Je pense exactement comme lui.



  1. Béroalde de Verville. Moyen de parvenir.
  2. Dans cette première étude sur le Haschisch, publiée dix ans avant celle qui précède, on retrouvera naturellement plus d’une observation répétée dans la rédaction définitive. L’auteur n’avait pas dû se faire scrupule de se copier lui-même à dix ans de distance ; et il reproduit parfois et presque dans les mêmes termes tel fait, telle anecdote déjà cités dans son premier travail. Malgré le mauvais effet des doubles emplois, nous nous sommes abstenus de rien changer au texte ; et nous avons trouvé moins d’inconvénient à quelques répétitions inévitables qu’à des suppressions qui auraient détruit les proportions et l’économie de l’une ou de l’autre rédaction.
  3. Il ne faut mentionner que pour mémoire la tentative faite récemment pour appliquer le haschisch à la cure de la folie. Le fou qui prend du haschisch contracte une folie qui chasse l’autre, et quand l’ivresse est passée, la vraie folie, qui est l’état normal du fou, reprend son empire, comme chez nous la raison et la santé. Quelqu’un s’est donné la peine d’écrire un livre là-dessus. Le médecin qui a inventé ce beau système n’est pas le moins du monde philosophe.
  1. Béroalde de Verville. Moyen de parvenir.
  2. Dans cette première étude sur le Haschisch, publiée dix ans avant celle qui précède, on retrouvera naturellement plus d’une observation répétée dans la rédaction définitive. L’auteur n’avait pas dû se faire scrupule de se copier lui-même à dix ans de distance ; et il reproduit parfois et presque dans les mêmes termes tel fait, telle anecdote déjà cités dans son premier travail. Malgré le mauvais effet des doubles emplois, nous nous sommes abstenus de rien changer au texte ; et nous avons trouvé moins d’inconvénient à quelques répétitions inévitables qu’à des suppressions qui auraient détruit les proportions et l’économie de l’une ou de l’autre rédaction.
  3. Il ne faut mentionner que pour mémoire la tentative faite récemment pour appliquer le haschisch à la cure de la folie. Le fou qui prend du haschisch contracte une folie qui chasse l’autre, et quand l’ivresse est passée, la vraie folie, qui est l’état normal du fou, reprend son empire, comme chez nous la raison et la santé. Quelqu’un s’est donné la peine d’écrire un livre là-dessus. Le médecin qui a inventé ce beau système n’est pas le moins du monde philosophe.
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