CONCLUSION
La fin de ses voyages ne fut pas pour Marco Polo la fin de ses aventures. Nous avons déjà raconté celle qui détermina la composition de son livre. Après un an de captivité à Gênes, il revint en 1299 dans sa patrie, et désormais sa vie change d’aspect. Il se fixe définitivement et contracte une union qui le rendit père de trois filles. Son père mourut avant son oncle Maffeo. Quant à lui, fidèle à sa patrie et à son foyer, il échappe à l’histoire, qui ne parvient à obtenir sur la dernière moitié de sa vie que quelques renseignements fugitifs. Son nom a été retrouvé dans plusieurs actes publics conservés à Venise. Dans l’une de ces pièces il est cité comme caution ; suivant une autre il est engagé dans un procès contre un agent commercial infidèle ; une autre fois il sollicite une décision sur une question de mur mitoyen. L’ancien préfet de Yanguy, l’ambassadeur et le conseiller de Kubilaï-khan était redevenu un riche et paisible patricien de Venise.
On apprend toutefois avec plaisir qu’il se préoccupait d’améliorer et de répandre le récit de ses voyages. En 1307 il y avait à Venise un gentilhomme français, nommé Thibault de Cépoy, qui remplissait une mission au nom de Charles de Valois, frère de Philippe le Bel. Il fit la connaissance du célèbre voyageur et reçut de lui en témoignage de bon souvenir une copie nouvelle et corrigée de sa relation.
Il mourut en 1324, à l’âge de soixante-dix ans. Son testament, écrit le 9 janvier 1324, quand il était déjà atteint de la maladie qui l’emporta, existe à la bibliothèque de Saint-Marc de Venise. Cette pièce, dont les clauses sont nombreuses, institue héritières sa femme et ses filles et énumère différents legs soit à des hôpitaux et à des couvents, soit aux confréries et associations dont il était membre. Tout y est réglé avec la rigueur d’un livre de compte. Un siècle plus tard, en 1417, le nom des Polo s’éteignit avec le dernier rejeton mâle de la famille. Le palais lui-même, la Corte del Milione, fut dévoré par un incendie à la fin du XVIe siècle. A la place où il s’élevait fut construit au siècle suivant un théâtre qui existe encore sous le nom de théâtre Malibran. Une inscription latine sur une tablette qu’un admirateur de Polo a fait placer en 1827 entre le théâtre et la Corte Sabbionera, consacre ce souvenir. De l’édifice lui-même tout a disparu, sauf une précieuse relique : un arceau sculpté dans le goût du XIIIe siècle, avec quelques fragments moins importants, mais dont la provenance paraît authentique. Certes ni les monuments, ni les grands souvenirs ne manquent à Venise ; les glorieux débris du passé frappent presque à chaque pas celui qui visite cette reine déchue de l’Adriatique ; il en est peu cependant qui ouvrent à la pensée un plus vaste horizon que ces faibles restes, d’apparence insignifiante, qui ont appartenu à la maison du voyageur.
Le Livre des merveilles du monde, ou plus simplement le Livre de Marco Polo assure à son auteur une des premières places parmi ceux qui ont contribué à faire connaître à l’homme le globe où il vit. On est étonné, en lisant sa relation, du nombre de contrées qu’il a visitées et des distances qu’il lui a été donné de parcourir. Si pourtant le mérite d’un voyageur ne se mesurait qu’à l’étendue et à la longueur des voyages, il ne serait pas impossible d’en trouver, même de son temps, qui lui ont été supérieurs. En 1325 un musulman de Tanger, dans le Maroc, nommé Ibn-Batouta, partit de sa ville natale, et, pendant une période d’environ trente années que durèrent ses voyages, parcourut l’Asie depuis la Mecque jusqu’à Bokara, de Bokara à Calicut, de Calicut à Zaïton, et, sans compter les bords du Volga et l’Espagne qu’il visita aussi, pénétra en Afrique jusqu’à Timbouctou, le célèbre marché situé au sud du Sahara, près des bords du Niger. De pareilles pérégrinations, parmi celles dont le récit nous est parvenu, dépassent encore tout ce que Marco Polo a osé.
Mais il y avait dans le Vénitien non seulement un voyageur intrépide, avisé, plein de ressources, mais un observateur sagace et méthodique. A six siècles de distance nous trouvons dans son livre une fidèle image de l’Asie à cette époque. Elle nous apparaît au sortir de la révolution accomplie par la conquête mongole, avec ses divisions politiques, ses principales religions, ses peuples nettement caractérisés. La Chine s’y révèle à ce moment critique et singulier de son histoire où, en échange de l’ascendant que sa civilisation exerce sur ses conquérants, elle semble recevoir d’eux une sève nouvelle, une force d’expansion qu’elle n’avait pas connue depuis longtemps. Marco Polo a été pour sa part associé à ce mouvement ; cet Européen a joué son rôle, non sans éclat, dans les évènements politiques qui s’accomplissaient au XIIIe siècle sur les bords du fleuve Bleu et sur les frontières les plus reculées de l’empire mongol.
Parcourant avec lui les routes de l’intérieur de l’Asie, nous reconnaissons à des traits caractéristiques, à une description sobre mais bien frappée, la Perse avec ses plateaux, ses déserts, ses étages de végétation et de climat, l’Asie centrale avec les contrastes de ses riantes vallées, de ses hautes solitudes et des mers de sable qui semblent l’isoler du reste du monde. Puis ce sont les steppes mongoles, les vastes plateaux giboyeux où il nous entraîne à la suite des grandes chasses de Kubilaï-khan. Suivons toujours notre guide, et nous visiterons avec lui les grasses plaines où, parmi les fleuves, les canaux et les marécages, se pressent les villes du Manzi et s’entassent de vraies fourmilières humaines. Voici enfin les âpres montagnes, pleines de richesses mystérieuses, qui séparent la Chine de ses voisins barbares ; et pour compléter le tableau, l’Inde et l’archipel de la Sonde, avec les produits aromatisés et enivrants que la nature y prodigue et qui sont le secret de leur climat.
Aussi, à mesure qu’à notre tour nous pénétrons davantage dans la connaissance de l’Asie, le livre de Polo semble grandir en intérêt. Les explorations modernes lui servent de commentaires ; les voyageurs qui de nos jours ont parcouru les pays visités par le Vénitien ont été les premiers et les plus empressés à rappeler vers ses récits l’attention du public. On ne pourrait assurément imaginer un meilleur témoignage en faveur des descriptions de Marco Polo.
On peut dire que nous sommes aujourd’hui mieux en mesure d’apprécier ce livre que ne l’étaient les générations qui, aux XIVe et XVe siècles, en firent leur lecture favorite. Le théâtre des explorations de Marco Polo est suffisamment connu dans son ensemble pour que les indications du voyageur se coordonnent avec nos propres renseignements ; et si plusieurs parties de la relation restent encore obscures pour nous, l’incertitude est circonscrite en des limites précises que restreindront peu à peu des découvertes et des explorations nouvelles. Mais les contemporains du grand voyageur n’avaient pas les mêmes moyens que nous pour se guider à travers les nouveautés dont il venait enrichir la science géographique. Pour fixer à leur place les pays et les peuples dont ils lisaient l’énumération, il aurait fallu autre chose qu’une vague indication d’itinéraire et de journées de « chevauchées ». Des mesures astronomiques déterminant la position de ces différentes localités sur la sphère terrestre eussent été nécessaires. C’est à cette condition qu’une découverte devient fixe et définitive. Elles manquaient malheureusement, non par la faute du voyageur, mais de l’imperfection de la science d’alors. Il ne faut donc pas s’étonner si peu à peu, à partir du moment où les routes intérieures de l’Asie cessèrent d’être fréquentées par les Européens, un voile d’obscurité s’étendit sur les découvertes de Marco Polo, si trop souvent ses indications flottèrent confusément devant les yeux des faiseurs de cartes et se réduisirent à des noms qu’on ne savait où placer.
Cependant le bénéfice de ces belles explorations ne fut pas perdu ; et ce serait une grave erreur que de méconnaître l’influence qu’elles ont exercée sur le progrès des connaissances géographiques. Sans doute les récits de Messer Milione rencontrèrent quelques incrédules. Plusieurs ne virent dans ce livre qu’une lecture amusante, digne d’être classée à côté des narrations extravagantes d’un prétendu voyageur de ce temps, le célèbre et peu véridique chevalier de Mandeville. Quelques lecteurs furent peut-être du même avis que le copiste d’un des manuscrits qui nous sont parvenus du livre de Marco Polo. Ce scribe de mauvaise humeur a pris la peine de déclarer en tête de son travail qu’il s’est livré à cette tâche pour se distraire et passer le temps, mais au fond sans croire un mot de toutes ces histoires.
La grande majorité ne jugea point ainsi. Ce qui le prouve, c’est que les meilleures cartes du XIVe siècle et même des siècles suivants empruntèrent à la relation vénitienne, comme au répertoire le plus sûr, les noms dont elles couvrent la partie centrale et orientale de l’Asie. Il y a à la Bibliothèque nationale de Paris une carte célèbre, composée en 1375, qu’on appelle carte Catalane, parce qu’elle est rédigée dans cette langue. Dans cette œuvre très sérieusement étudiée, la plupart des noms qui se rapportent à l’extrême Orient sont tels que Polo les a transmis, et il s’en trouve dans le nombre qu’aucun autre que lui n’a mentionnés.
On peut donc affirmer que le livre dont il est question contribua à mettre en lumière deux faits importants et pleins de conséquence. Auparavant on se figurait volontiers le monde comme se partageant à peu près également entre l’Europe et l’Afrique d’une part, l’Asie de l’autre, Jérusalem occupant le centre. Désormais on ne douta plus de la grande extension du continent asiatique vers l’est. On exagéra même ce prolongement oriental, du moins par rapport aux dimensions supposées du globe terrestre ; et il devait un jour se trouver un homme qui soutint que l’orient de l’Asie et l’occident de l’Europe ne devaient pas sur notre sphère être séparés par un bien long intervalle, et qu’en gouvernant vers l’occident à travers l’Atlantique, on ne pouvait manquer d’aborder bientôt au Catai et à Zipangu. Cet homme fut Christophe Colomb, et son illusion devint le principe de son immortelle découverte.
Les lecteurs de Polo n’oublièrent pas non plus cette révélation d’une grande société civilisée, en possession d’immenses richesses, aux confins orientaux de l’ancien monde. D’autres après Marco Polo décrivirent ces contrées favorisées ; personne ne l’avait fait avant lui. Ces descriptions portèrent leur fruit. L’idée de trouver accès dans la partie du monde où se réunissait ce que le concours de la nature et de l’industrie humaine offre de plus merveilleux, les plus belles villes, les plus florissants marchés, les perles, les diamants, les parfums, les aromates, l’or surtout, ce mot qui revient si souvent dans la relation, devint plus tard un aiguillon puissant pour l’esprit de découvertes. C’est à l’attrait de cette terre promise qu’obéirent les grands explorateurs de la fin du XVe siècle.
Ajoutons néanmoins que ces résultats ne furent pas dus seulement à un voyageur et à son livre. Si après Marco Polo personne n’avait pénétré en Chine, visité ce qu’il avait visité, décrit ce qu’il avait décrit, peut-être son témoignage aurait-il perdu de son crédit et assurément de son influence. Mais le demi-siècle qui suivit son retour fut un temps de grands voyages, et si Polo avait eu des prédécesseurs, les successeurs non plus ne lui manquèrent pas.
Les appels répétés du souverain mongol de la Chine vers le monde chrétien de l’Occident ne restèrent pas tout à fait sans réponse. Il existe des lettres écrites par le pape Nicolas IV « à son très cher fils Kubilaï ». Leur ton indique la familiarité des rapports qui s’étaient établis entre le grand khan et l’Apostole de Rome, et qui se maintinrent sous leurs successeurs. L’Église se décida enfin à entrer dans la voie que semblait, dès le début de son règne, lui tracer Kubilaï.
Le voyage devant lequel reculaient des missionnaires en 4271 leur devint familier vingt ans plus tard.
Marco Polo n’avait pas encore quitté la Chine, quand un franciscain nommé Jean de Montecorvino, depuis plusieurs années missionnaire en Perse, reçut de Nicolas IV une lettre qui l’accréditait auprès du grand khan et s’embarqua à Ormuzd pour se rendre en Chine. C’était en 1291 ; mais il fit un long séjour chez les chrétiens de la côte méridionale de l’Inde, de sorte que son arrivée à Cambaluc n’eut lieu qu’en 1305. Favorablement accueilli par le successeur de Kubilaï, il fonda dans cette capitale la première communauté catholique qu’ait connue la Chine. On vit alors à Pékin des églises, des couvents, des établissements latins. Le principal édifice s’éleva à côté même et comme sous la protection du palais impérial ; et pendant un séjour qui dura jusqu’à sa mort (1328), Montecorvino fut, sous le titre d’archevêque, un des personnages honorés et considérables de Cambaluc. Le pape pourvut ensuite à son remplacement, car déjà cette lointaine chrétienté avait reçu un commencement d’organisation. La ville de Zaïton avait été érigée en évêché suffragant de Cambaluc ; plusieurs prélats latins s’y succédèrent, et de là des missionnaires se répandirent dans les grandes villes du Manzi. L’un d’eux, Oderic de Pordenone, nous a laissé une description de Quinsai qui confirme celle de Marco Polo.
Par les rapports que ces divers religieux adressaient en Europe, une foule de renseignements ne tardèrent pas à s’y répandre sur le Catai, le Manzi, et même en général sur l’Asie. En 1307 un abbé de prémontrés, d’origine arménienne il est vrai, Hayton de Gorigos, écrivit, du fond de son monastère établi à Poitiers, sans connaître la relation de Marco Polo, une description de l’Asie qui montre combien dès cette époque les sources d’information étaient abondantes sur ce continent.
Lorsque Montecorvino se rendit en Chine, il avait pour compagnon un marchand italien qui arriva avec lui à Cambaluc et y fit fortune. Les marchands ne profitèrent pas moins que les missionnaires des facilités offertes aux Occidentaux. Malheureusement ils écrivaient moins, et nos renseignements sur cet important épisode de l’histoire du commerce sont très incomplets. On apprend indirectement qu’en 1326 un groupe de négociants génois était établi à Zaïton, et que les franciscains avaient construit dans cette ville un entrepôt pour le commerce européen, signe évident de relations non pas fortuites, mais plus ou moins régulières. Peut-être, si les renseignements nous étaient mesurés d’une façon moins avare, trouverait-on matière à de curieux rapprochements. C’est ainsi qu’à travers des indications malheureusement trop fugitives se laisse entrevoir une carrière à quelques égards semblable à celle de nos aventureux Vénitiens. Il s’agit cette fois d’un Génois, nommé Andalo di Savignone, que la confiance d’un successeur de Kubilaï charge d’une mission en Occident, et qui en 1338 refait le voyage de la Crimée au Catai. On se rendait en Chine soit par la voie de Perse et la mer, soit par l’intérieur de l’Asie. Un document précieux nous montre que vers 1340 les marchands italiens allaient et venaient librement par caravanes de Caffa sur la mer Noire ou de la Tana sur la mer d’Azof à Cambaluc et à Quinsai. Nous avons ce qu’on pourrait appeler le Guide du voyageur entre la Crimée et la Chine. C’est une notice rédigée à cette époque par Balducci Pegolotti, employé d’une puissante maison de commerce florentine et très familier avec les choses du Levant. L’auteur indique, d’après les renseignements qu’il a recueillis, l’itinéraire, les étapes principales avec les distances, et donne diverses recommandations pratiques. On y voit que le voyage durait environ huit mois. La route était parfaitement sûre, excepté dans les intervalles d’interrègne ; la seule partie du trajet qui offrit parfois quelques dangers, faciles d’ailleurs à conjurer, était celle de la mer d’Azof au Volga. Arrivés au Catai, les marchands étaient tenus, comme au temps de Marco Polo, d’échanger leur numéraire contre les billets de banque du grand khan. Une des vignettes de la carte Catalane de 1375 représente une de ces caravanes marchandes faisant la route ordinaire de Crimée en Chine. Des conducteurs à pied suivent les chameaux chargés des ballots de marchandises ; les négociants sont à cheval et charment par la conversation ou par le sommeil les ennuis de la route.

UNE CARAVANE DE MARCHANDS SE RENDANT DE SARAI A QUINSAI,
DANS LA CARTE CATALANE.
Il est probable cependant qu’à l’époque où la carte Catalane fut exécutée ces voyages n’étaient déjà plus qu’un souvenir. Vers le milieu du XIVe siècle les évènements prirent en Asie une fâcheuse tournure. Tant que les princes mongols de l’Asie centrale étaient restés fidèles aux vieilles coutumes qui leur tenaient lieu de religion, sans prendre parti entre les cultes ennemis qui divisaient l’humanité, il n’y avait pas eu péril pour les chrétiens sur leur territoire. Mais peu à peu l’islam les gagna à sa cause, et dès ce moment les Européens virent se dresser devant eux cette redoutable barrière de fanatisme qui nous ferme encore une partie de l’Asie et de l’Afrique. Tout rapport enfin devint impossible quand la Chine à son tour eut rompu avec la dynastie et la politique mongoles. En 1368 une insurrection nationale chassa les descendants de Gengis, et, dans la réaction qui suivit la crise, la Chine rendue à elle-même s’isola avec un redoublement de rigueur. Il ne fut plus question désormais d’église chrétienne à Pékin, d’entrepôts à Zaïton, de caravanes européennes à travers l’Asie. On éprouve quelque surprise à constater de quelle séparation absolue fut suivi ce rapprochement qui avait duré près d’un siècle.
La Chine redevint pour deux cents ans un livre entièrement fermé. Quand, au XVIe siècle, les Européens entrèrent de nouveau, cette fois par mer, en rapport avec elle, il s’écoula encore assez longtemps avant qu’ils reconnussent, à travers les noms différents qui s’offraient à eux, la célèbre contrée décrite autrefois par Marco Polo.
C’en était fait du grand essor de découvertes qui pendant un siècle avait entraîné les Européens sur les routes de l’extrême Orient. Ces lointains horizons s’enveloppèrent encore une fois de brume, comme on voit, dans les montagnes, des sommets un moment découverts se voiler de nouveau. Mais la popularité du livre de Polo ne fit que grandir dans cet intervalle d’obscurité. Toute autre source d’information étant pour longtemps tarie, c’est par l’intéressant récit du Vénitien que fut conservé en Europe le souvenir des contrées perdues. Toute une période de voyages finit par se résumer en son nom, se personnifier en lui. En réalité Marco Polo n’est pas le seul, mais il est assurément le plus grand des explorateurs qui, dans la seconde moitié du XIIIe siècle et la première moitié du siècle suivant, firent connaître le continent asiatique. Dans l’enchaînement logique des découvertes, l’exploration de l’Asie prépara celle de l’Amérique. Il faut donc regarder comme un moment très important dans l’histoire de la connaissance du globe la période pendant laquelle s’accomplirent ces voyages, et qui nous a laissé des monuments tels que la relation de Rubrouck et le livre de Marco Polo.
FIN