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Phèdre (Racine), Didot, 1854Scène II.

Phèdre (Racine), Didot, 1854
Chapitre 13 / 29

Scène II.

Phèdre.

Ô toi qui vois la honte où je suis descendue,
Implacable Vénus, suis-je assez confondue !
Tu ne saurais plus loin pousser ta cruauté.
Ton triomphe est parfait ; tous tes traits ont porté.
Cruelle, si tu veux une gloire nouvelle,
Attaque un ennemi qui te soit plus rebelle.
Hippolyte te fuit ; et bravant ton courroux,
Jamais à tes autels n’a fléchi les genoux ;
Ton nom semble offenser ses superbes oreilles :
Déesse, venge-toi ; nos causes sont pareilles.
Qu’il aime… Mais déjà tu reviens sur tes pas,
Œnone ! On me déteste ; on ne t’écoute pas !