FOOTNOTES:
[270] Luc, I, 5; passage de l'évangile des Ébionim, conservé par Épiphane (Adv. hær., XXX, 13).
[271] Luc, I, 39. On a proposé, non sans vraisemblance, de voir dans «la ville de Juda» nommée en cet endroit de Luc la ville de Jutta (Josué, XV, 55; XXI, 16). Robinson (Biblical Researches, I, 494; II, 206) a retrouvé cette Jutta portant encore le même nom, à deux petites heures au sud d'Hébron.
[272] Luc, I, 15.
[273] Luc, I, 80.
[274] Matth., III, 4; Marc, I, 6; fragm. de l'évang. des Ébionim, dans Épiph., Adv. hær., XXX, 43.
[275] Malachie, III, 23-24 (IV, 5-6 selon la Vulg.); Ecclésiastique, XLVIII, 10; Matth., XVI, 14; XVII, 40 et suiv.; Marc, VI, 15; VIII, 28; IX, 10 et suiv.; Luc, IX, 8, 19; Jean, I, 21, 25.
[276] Le féroce Abdallah, pacha de Saint-Jean-d'Acre, pensa mourir de frayeur pour l'avoir vu en rêve, dressé debout sur sa montagne. Dans les tableaux des églises chrétiennes, on le voit entouré de têtes coupées; les musulmans ont peur de lui.
[277] Ascension d'haie, n, 9-44.
[278] Luc, I, 47.
[279] Pline, Hist. nat., V, 17; Epiph., Adv. hær., XIX, 1 et 2.
[280] Josèphe, Vita, 2.
[281] Précepteurs spirituels.
[282] J'ai développé ce point ailleurs (Hist. génér. des langues sémitiques, III, IV, 1; Journ. Asiat., février-mars 1856).
[283] Le verbe araméen seba, origine du nom des Sabiens, est synonyme de βαπτιζω.
[284] J'ai traité de ceci plus au long dans le Journal Asiatique, nov.-déc. 1853 et août-sept. 1855. Il est remarquable que les Elchasaïtes, secte sabienne ou baptiste, habitaient le même pays, que les Esséniens (le bord oriental de la mer Morte) et furent confondus avec eux (Épiph., Adv. hær., XIX, I, 2, 4; XXX, 46, 47; un, 4 et 2; Philosophumena, IX, iii, 15 et 46; X, xx, 29).
[285] Voir les notices d'Épiphane sur les Esséniens, les Héméro-baptistes, les Nazaréens, les Ossènes, les Nazoréens, les Ébionites, les Sampséens (Adv. hær., liv. I et II), et celles de l'auteur des Philosophumena sur les Elchasaïtes (liv. IX et X).
[286] Epiph., Adv. hær., XIX, XXX, LIII.
[287] Marc, VII, 4; Jos., Ant., XVIII, v, 2; Justin, Dial. cum Tryph., 17, 29, 80; Epiph., Adv. hær., XVII.
[288] Jos., B. J., II, viii, 5, 7, 9, 13.
[289] Mischna, Pesachim, VIII, 8; Talmud de Babylone, Jebamoth, 46 b; Kerithuth, 9 a; Aboda Zara, 57 a; Masséket Gérim (édit. Kirchheim, 1851), p. 38-40.
[290] Matth., III, 1; Marc, I, 4.
[291] Luc, III, 3.
[292] Jean, I, 28; III, 26. Tous les manuscrits portent Béthanie; mais, comme on ne connaît pas de Béthanie en ces parages, Origène (Comment, in Joann., VI, 24) a proposé de substituer Béthabara, et sa correction a été assez généralement acceptée. Les deux mots ont, du reste, des significations analogues et semblent indiquer un endroit où il y avait un bac pour passer la rivière.
[293] Ænon est le pluriel chaldéen Ænawan, «fontaines.»
[294] Jean, III, 23. La situation de cette localité est douteuse. La circonstance relevée par l'évangéliste ferait croire qu'elle n'était pas très-voisine du Jourdain. Cependant les synoptiques sont constants pour placer toute la scène des baptêmes de Jean sur le bord de ce fleuve (Matth., III, 6; Marc, I, 5; Luc, III; 3). Le rapprochement des versets 22 et 23 du chapitre ni de Jean, et des versets 3 et 4 du chapitre IV du même évangile, porterait d'ailleurs à croire que Salim était en Judée, et par conséquent dans l'oasis de Jéricho, près de l'embouchure du Jourdain, puisqu'on trouverait difficilement, dans le reste de la tribu de Juda, un seul bassin naturel qui puisse prêter à la totale immersion d'une personne. Saint Jérôme veut placer Salim beaucoup plus au nord, près de Beth-Schéan ou Scythopolis. Mais Robinson (Bibl. Res., III, 333) n'a pu rien trouver sur les lieux qui justifiât cette allégation.
[295] Marc, I, 5; Josèphe, Ant., XVIII, v, 2.
[296] Matth., XIV, 5; XXI, 26.
[297] Matth., XI, 14; Marc, VI, 15; Jean, I, 21.
[298] Matth., XIV, 2; Luc, IX, 8.
[300] Luc, III, 45 et suiv.; Jean, I, 20.
[301] Matth., XXI, 25 et suiv.; Luc, VII, 30.
[302] Matth., loc. cit.
[303] Matth., III, 2.
[304] Matth., III, 7.
[305] Luc, III, 11-14; Josèphe, Ant., XVIII, v, 2.
[306] Matth., XXI, 32; Luc, III, 12-14.
[307] Matth., III, 9.
[308] Matth., III, 7; Luc, III, 7.
[309] Ant., XVIII, v, 2. Il faut observer que, quand Josèphe expose les doctrines secrètes et plus ou moins séditieuses de ses compatriotes, il efface tout ce qui a trait aux croyances messianiques, et répand sur ces doctrines, pour ne pas faire ombrage aux Romains, un vernis de banalité, qui fait ressembler tous les chefs de sectes juives à des professeurs de morale ou à des stoïciens.
[310] Matth., IX, 14.
[311] Luc, III, 11.
[312] Matth., ni, 13 et suiv.; Marc, I, 9 et suiv.; Luc, m, 21 et suiv.; Jean, I, 29 et suiv.; m, 22 et suiv. Les synoptiques font venir Jésus vers Jean, avant qu'il eût joué de rôle public. Mais s'il est vrai, comme ils le disent, que Jean reconnut tout d'abord Jésus et lui fît grand accueil, il faut supposer que Jésus était déjà un maître assez renommé. Le quatrième évangéliste amène deux fois Jésus vers Jean, une première fois encore obscur, une deuxième fois avec une troupe de disciples. Sans toucher ici la question des itinéraires précis de Jésus (question insoluble vu les contradictions des documents et le peu de souci qu'eurent les évangélistes d'être exacts en pareille matière), sans nier que Jésus ait pu faire un voyage auprès de Jean au temps où il n'avait pas encore de notoriété, nous adoptons la donnée fournie par le quatrième évangile (m. 22 et suiv.), à savoir que Jésus, avant de se mettre à baptiser comme Jean, avait une école formée. Il faut se rappeler, du reste, que les premières pages du quatrième évangile sont des notes mises bout à bout, sans ordre chronologique rigoureux.
[313] Luc, I, bien que tous les détails du récit, notamment ce qui concerne la parenté de Jean avec Jésus, soient légendaires.
[314] Jean, III, 22-26; IV, 1-2. La parenthèse du verset 2 paraît être une glose ajoutée, ou peut-être un scrupule tardif de Jean se corrigeant lui-même.
[315] Jean, III, 26; IV, 1.
[316] Matth., III, 2; IV, 17.
[317] Matth., III, 7; XII, 34; XXIII, 33.
[318] Matth., XI, 2-13.
[319] Matth., XIV, 42.
[320] Luc, III, 19.
[321] Jos., Ant., XVIII, v, 2.
[322] Jos., Ant., XVIII, v, 4.
[323] Matthieu (XIV, 3, dans le texte grec) et Marc (VI, 17) veulent que ce soit Philippe; mais c'est là certainement une inadvertance (voir Josèphe, Ant., XVIII, v, 1 et 4). La femme de Philippe était Salomé, fille d'Hérodiade.
[324] Jos., Ant., XVII, IV, 2.
[325] Jos., Ant., XVIII, vu, 1, 2; B.J.. II, ix, 6.
[326] Jos., Ant., XVIII, v, 1.
[327] Cette forme se trouve dans le Talmud de Jérusalem (Schebiit, IX, 2) et dans les Targums de Jonathan et de Jérusalem (Nombres, XXII, 35).
[328] Aujourd'hui Mkaur, dans le ouadi Zerka Maïn. Cet endroit n'a pas été visité depuis Seetzen.
[329] Josèphe, De bell. Jud., VII, vi, 1 et suiv.
[330] Jos., Ant., XVIII, v, 1.
[331] Lévitique, XVIII, 16.
[332] Jos., Ant., XV, vii, 10.
[333] Matth., XIV, 4; Marc, VI, 18; Luc, III, 19.
[334] Jos., Ant., XVIII, v, 2.
[335] Matth., XIV, 5.