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Contes cruelsV RÉVEIL

V
RÉVEIL

O toi, dont je reste interdit,
J’ai donc le mot de ton abîme!
N’importe quel baiser t’anime:
Un passant; de l’or; tout est dit.
Tu n’aimes que comme on se venge;
Tu mens en cris délicieux;
Et tu te plais, riant des cieux,
A ces vains jeux de mauvais ange.
En tes baisers nuls et pervers
Si j’ai bu vos sucs, jusquiames,
Enchanteresse entre les femmes
Sois oubliée, en tes hivers!