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L'Arlésienne : Pièce en trois actes et cinq tableauxChapitre 22 / 43

SCÈNE VII.

VIVETTE, L’INNOCENT, puis ROSE.

La nuit tombe.

VIVETTE, à genoux, sanglotant.

Mon Dieu! mon Dieu!

L’INNOCENT, effaré.

Vivette!

ROSE.

Qu’est-ce qu’il y a? qui est-ce qui pleure?

VIVETTE.

Ah! marraine!

ROSE.

C’est toi?... Et Fréderi!...

VIVETTE.

Ah! je vous l’avais bien dit qu’il ne m’aimerait jamais. Si vous saviez ce qu’il m’a dit, comme il m’a parlé.

ROSE.

Mais où est-il?

VIVETTE.

Il vient de partir, par là, en courant comme un égaré. (Un coup de feu illumine les roseaux du côté que montre Vivette.)

LES DEUX FEMMES.

Ah! (Elles restent pétrifiées, pâles.)

MARC, dans les roseaux.

Ohé!

L’ÉQUIPAGE.

Manqué!

VIVETTE.

Ah! que j’ai eu peur!...

ROSE.

Tu as eu peur, hein?... Tu vois bien que tu y penses comme moi... Non! non! ce n’est pas possible, il faut prendre un parti, je ne peux pas vivre comme ça. Viens...