Née Marguerite-Ursule-Fortunée Bernier en 1782 à Niort, Fortunée Briquet reçoit une excellente éducation et compte parmi les élèves les plus brillantes d'Hilaire-Alexandre Briquet, qu'elle épouse et qui publie ses premiers écrits dans l'Almanach des muses. Une Ode sur les vertus civiles lui ouvre en 1800 les portes de la Société de littérature et des salons parisiens. Elle laisse comme œuvre majeure son Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises et des étrangères naturalisées en France (1804), qui rassemble cinq cent soixante-quatre notices biobibliographiques de femmes de lettres francophones actives entre le VIe siècle et le Consulat — l'un des tout premiers ouvrages de référence consacrés à la mémoire des femmes écrivaines. Elle cesse d'écrire en 1808 et meurt en 1815 à Niort, à trente-deux ans.