Né en 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne, en Loire-Atlantique, René Guy Cadou publie à seize ans son premier recueil de poèmes, Brancardiers de l'aube, qui lui vaut une reconnaissance immédiate. Il fait ses études secondaires à Nantes, où il fréquente les poètes Max Jacob, Pierre Reverdy et Michel Manoll, dont l'influence surréaliste se retrouve dans ses premiers poèmes. Chef de file de l'école de Rochefort, courant poétique cherchant à succéder au surréalisme et rassemblant des poètes comme Jean Rousselot, Michel Manoll ou Luc Bérimont, il publie en 1945 le recueil Pleine poitrine, où il revient sur l'Occupation ainsi que sur la déportation et la mort de Max Jacob, suivi des Visages de la solitude (1946), Quatre poèmes d'amour à Hélène (1948) et Les Sept péchés capitaux (1949). Marié à la poétesse Hélène Cadou, nommé instituteur titulaire à Louisfert en octobre 1945, il s'y installe et y mène, avec les gens du village, la vie simple du maître d'école. Il meurt en 1951 à Louisfert.