Né en 1809 à Beaune, fils de Jean-Antoine Forneret et d'Éléonore-Philiberte-Émilie Mathieu, issu d'une famille de marchands originaire de Lausanne, Xavier Forneret est un écrivain et poète romantique français pratiquement inconnu de son vivant, qui publie l'ensemble de son œuvre à ses propres frais grâce à une fortune personnelle. Il débute avec un drame en prose en cinq actes, L'Homme noir, blanc de visage (1834), suivi de recueils poétiques tels que Vapeurs, ni vers ni prose (1838), Sans titre (1838), Pièces de pièces, temps perdu (1840), Ombres de poésie (1860) et Broussailles de la pensée. Ancien violoniste, propriétaire fortuné de vignobles en Côte-de-Beaune, il dilapide le patrimoine familial en menant une existence marginale et excentrique, se surnommant lui-même « l'Homme noir » et dormant, dit-on, dans un cercueil d'ébène ; ses excentricités vestimentaires et son goût du macabre, sa préférence pour les couleurs funéraires, noir et argent, le classent parmi les « petits romantiques ». André Breton l'inclut dans son Anthologie de l'humour noir, et les surréalistes reconnaissent en cet excentrique, ruiné pour avoir publié ses textes, l'un des leurs. Il meurt en 1884 à Beaune.