CXLIII
Denise à Philippe.
11 octobre.
Est-ce parce que Suzanne, rentrée à Paris, tient «l'emploi» que vous n'écrivez plus?
Je devrais me vexer d'être remplacée par cette petite légèreté faite femme, et ne vous plus écrire. Ainsi aurais-je fait si je n'avais besoin des vingt mélodies que je vous ai confiées; mon éditeur voulant les lire, il me faut les revoir avant de les lui livrer; ayez l'obligeance de me les envoyer.
Je voudrais bien avoir, tout de même, des nouvelles de vous, savoir si la grande combinaison dont vous m'avez parlé pendant votre séjour ici, progresse vers la conclusion favorable et attendue?
Vous êtes le plus négligent des amis.—«Puisqu'on m'aime comme ça...»—direz-vous?
Alors continuez, comme le nègre... Mais c'est égal, un petit mot de temps en temps ne serait pas pour gâter les choses. Adieu.