XLVII
Philippe à Denise.
10 août.
Denise, Denise, n'ayez pas cette cruauté! quittez Nimerck, venez!... Avec quelle froide décision vous me rejetez loin de vous, hors de votre vie! C'est à peine si je puis le comprendre et le croire... Je n'étais donc rien pour vous qu'un remplissage de vos heures vides? J'avais cru pourtant... Tenez, je vous le promets; je reprendrai du courage, de la force, à l'avenir; mais mourir ainsi à tous ses sentiments, à tous ses souvenirs, c'est un horrible effort. J'ai un tel nuage de douleur autour de moi que je ne sais plus ce que j'écris.