Ce livre numérique
a été édité par
l’Association Les Bourlapapey,
bibliothèque numérique romande
en mai 2014.
— Élaboration :
Les membres de l’association qui ont participé à l’édition, aux corrections, aux conversions et à la publication de ce livre numérique sont : Maria Laura, Françoise.
— Sources :
Ce livre numérique est réalisé principalement d’après : Proust, Marcel, Œuvres complètes de Marcel Proust, tome dixième, Chroniques, Paris, N. R. F, 1836. D’autres éditions ont pu être consultées en vue de l’établissement du présent texte. La photo de première page, Cygne, a été prise par Sylvie Savary.
— Dispositions :
Ce livre numérique – basé sur un texte libre de droit – est à votre disposition. Vous pouvez l’utiliser librement, sans le modifier, mais vous ne pouvez en utiliser la partie d’édition spécifique (travail d’établissement du texte, mise en page, notes de la BNR, présentation éditeur, photos et maquettes, etc.) à des fins commerciales et professionnelles sans l’autorisation des Bourlapapey. Merci d’en indiquer la source en cas de reproduction. Tout lien vers notre site est bienvenu…
— Qualité :
Nous sommes des bénévoles, passionnés de littérature. Nous faisons de notre mieux mais cette édition peut toutefois être entachée d’erreurs et l’intégrité parfaite du texte par rapport à l’original n’est pas garantie. Nos moyens sont limités et votre aide nous est indispensable ! Aidez-nous à réaliser ces livres et à les faire connaître…
— Autres sites de livres numériques :
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1 Ai-je besoin de dire que cette silhouette ne prétend ressembler à personne, et que tous les traits en sont inventés selon la fantaisie toute pure ? Si par hasard il se trouvait dans la presse un « Monsieur du Contrôle » ou un « Pompier de service », qu’il m’excuse d’avoir à mon insu pris son nom, comme je lui pardonne de m’avoir soufflé mon « mot » ; il n’a rien à envier au « marchand de lorgnettes ». C’est ainsi que je devais d’abord signer cet article. Et j’ai des raisons bien meilleures que l’intention de m’y adonner quelquefois moi-même, pour ne pas médire sérieusement d’un genre récemment illustré par M. Henry Gauthier-Villars.
2 Le Banquet croit intéressant de donner ces quelques renseignements sur cette assemblée où se trouvent sans doute quelques-uns de nos futurs gouvernants. Mais il reste entendu que les opinions exprimées dans un article n’engagent que le signataire. – N. D. L. R.
3 Je dis projet Briand pour simplifier, les dispositions qui effrayent étant communes aux différents projets. Mais naturellement le projet Briand est beaucoup moins mauvais que les autres, étant l’œuvre d’un esprit sectaire, sans doute, mais par certains côtés, tout à fait supérieur. M. Briand, s’il ne la connaît pas, devrait bien lire une conférence de M. Charles Gide sur la séparation, conférence que le Bulletin de l’Action pour l’Union morale a publiée. M. Gide n’envisage le problème qu’au point de vue économique. Mais ces quelques pages sont ce qui a été écrit de plus profond sur ce sujet.
4 Je sais bien que Descartes avait commencé avec son « bon sens » qui n’est pas autre chose que les principes rationnels. On apprenait cela autrefois en classe. Comment M. Reinach, qui différent au moins en cela des Émigrés, a tout appris et n’a rien oublié, ne le sait-il pas et peut-il croire que Descartes a fait preuve d’une « ironie délicieuse », en disant que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. Cela signifie dans Descartes que l’homme le plus bête use malgré soi du principe de causalité, etc. Mais le XVIIe siècle français avait une manière très simple de dire les choses profondes. Quand j’essaye dans mes romans de me mettre à son école, des philosophes me reprochent d’employer dans le sens courant le mot intelligence, etc.
5 L’Éducation sentimentale à laquelle, de par la volonté de Flaubert certainement, on pourrait souvent appliquer cette phrase de la quatrième page du livre lui-même : « Et l’ennui vaguement répandu semblait rendre l’aspect des personnages plus insignifiant encore. »
6 Les exceptions se rencontrent quelquefois dans de grands livres systématiques, où on n’attendait pas de critique littéraire. Une nouvelle critique littéraire découle de l’Heredo et du Monde des Images, ces livres admirables et si grands de conséquence de M. Léon Daudet, comme une nouvelle physique, une nouvelle médecine, de la philosophie cartésienne. Sans doute les vues profondes de M. Léon Daudet sur Molière, sur Hugo, sur Baudelaire, etc., sont plus belles encore si on les rattache par les lois de la gravitation à ces sphères que sont les Images, mais en elles-mêmes et détachées du système elles prouvent la vivacité et la profondeur du goût littéraire.
7 C’est intentionnellement que je ne fais pas ici allusion aux études d’une drôlerie et d’une ampleur magnifique que Léon Daudet a publiées récemment avec un succès juste et prodigieux. Ici il n’importe pas que Victor Hugo ne fût réellement Booz ; mais qu’il le crût ou cherchât à le faire croire.
8 Je n’ose plus parler des procédés de Sainte-Beuve à l’égard de Baudelaire ; j’ai appris en effet que j’avais été devancé par M. Fernand Vandérem lequel dans une remarquable brochure, en discutant d’une façon irréfutable des textes incontestés, a établi l’affreuse vérité.