Aller au contenu principal
Classiquesen Ligne

CHAPITRE XXIV.
Qu'il ne faut point s'enquérir curieusement de la conduite des autres.

1. J.-C. Mon fils, réprimez en vous la curiosité, et ne vous troublez point de vaines sollicitudes.

Que vous importe ceci ou cela? suivez-moi299.

[299] Joan., XXI, 22.

Que vous fait ce qu'est celui-ci, comment parle ou agit celui-là?

Vous n'avez point à répondre des autres; mais vous répondrez pour vous-même: de quoi donc vous inquiétez-vous?

Voilà que je connais tous les hommes; je vois tout ce qui se passe sous le soleil; je sais ce qu'il en est de chacun, ce qu'il pense, ce qu'il veut, et où tendent ses vues.

C'est donc à moi qu'on doit tout abandonner. Pour vous, demeurez en paix, et laissez ceux qui s'agitent, s'agiter tant qu'ils voudront.

Tout ce qu'ils feront, tout ce qu'ils diront, viendra sur eux; car ils ne peuvent me tromper.

2. Ne poursuivez pas cette ombre qu'on appelle un grand nom; ne désirez ni de nombreuses liaisons, ni l'amitié particulière d'aucun homme.

Car tout cela dissipe l'esprit, et obscurcit étrangement le cœur.

Je me plairais à vous faire entendre ma parole, et à vous révéler mes secrets, si vous étiez, quand je viens à vous, toujours attentif et prêt à m'ouvrir la porte de votre cœur.

Songez à l'avenir, veillez, priez sans cesse, et humiliez-vous en toutes choses.