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Classiquesen Ligne
Paul Féval
La vampire
MDCCCLXV
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Domaine public · libre & gratuit
Source : Project Gutenberg
XIXe siècle · 1865

La vampire

1865Roman Français Roman
CrimeFemmesMort

La Vampire (1865) plonge le lecteur dans le Paris du Directoire, sur fond du complot réel de Cadoudal contre Bonaparte, à travers la légende d'une femme mystérieuse venue de Hongrie, la comtesse Marcian Gregoryi, plus connue sous son alias d'Addhéma, dont la beauté fatale et l'immortalité apparente cachent une nature vampirique ancestrale capable de séduire et de détruire ceux qui croisent son chemin sur plusieurs générations. Paul Féval y installe l'une des toutes premières grandes figures vampiriques féminines de la littérature française, précédant de plusieurs décennies le Dracula de Bram Stoker, dans un roman qui mêle fantastique gothique, intrigue politique et critique sociale de l'aristocratie décadente. Ce texte forme le deuxième volet d'une trilogie vampirique méconnue de Féval, encadrée par Le Chevalier Ténèbre paru en 1860 et La Ville vampire en 1867, trilogie longtemps restée dans l'ombre du reste de sa production feuilletonesque bien plus célèbre, notamment Le Bossu. Féval, déjà auteur à succès du roman-feuilleton d'aventures, y démontre sa capacité à exceller également dans le registre fantastique et macabre, contribuant à populariser en France le mythe du vampire bien avant qu'il ne devienne un poncif de la littérature d'horreur mondiale. La Vampire reste une curiosité précieuse pour les amateurs de littérature fantastique française du XIXe siècle et un jalon méconnu de l'histoire du mythe vampirique, aujourd'hui redécouvert par la critique universitaire qui y voit un exemple précoce et singulier d'extravagance feuilletonesque doublée d'une réelle ambition littéraire. Le pouvoir de rajeunissement de la comtesse, qui doit renouveler périodiquement sa jeunesse et sa beauté par des moyens aussi macabres que sa nature vampirique elle-même, en fait une figure aussi fascinante que répulsive, préfigurant certains motifs qui deviendront des poncifs du genre gothique et vampirique bien après Féval. Redécouvert tardivement par la critique universitaire au XXe siècle, ce roman est aujourd'hui republié et étudié comme un jalon précoce et singulier de la littérature vampirique européenne, longtemps éclipsé par la postérité bien plus large réservée à Dracula.