Scène II
Est-ce pour leur bonheur, est-ce pour le nôtre qu’ils sont nés ?… Hélas ! ni l’un ni l’autre. (La Brie vient avec des bougies, en place où il en faut ; et lorsqu’il est sur le point de sortir, le Père de famille l’appelle.) La Brie !
Monsieur.
Où est mon fils ?
Il est sorti.
À quelle heure ?
Monsieur, je n’en sais rien.
Et vous ne savez pas où il est allé ?
Non, monsieur.
Le coquin n’a jamais rien su. Double deux.
Mon cher oncle, vous n’êtes pas à votre jeu.
Ma nièce, songez au vôtre.
Il vous a défendu de le suivre ?
Monsieur ?
Il ne répondra pas à cela. Terne.
Y a-t-il longtemps que cela dure ?
Monsieur ?
Ni à cela non plus. Terne encore. Les doublets me poursuivent.
Que cette nuit me paraît longue !
Qu’il en vienne encore un, et j’ai perdu. Le voilà (À Germeuil qui rit.) Riez, monsieur, ne vous contraignez pas.
(La Brie est sorti. La partie de trictrac finit. Le Commandeur, Cécile et Germeuil s’approchent du Père de famille.)