Scène VI
LE PÈRE DE FAMILLE, seul.
(Il s’avance vers l’endroit où il a entendu marcher. Il écoute, et dit tristement :)
Je n’entends plus rien. (Il se promène un peu, puis il dit :) Asseyons-nous. (Il cherche du repos ; il n’en trouve point, et il dit :) Je ne saurais… quels pressentiments s’élèvent au fond de mon âme, s’y succèdent et l’agitent !… Ô cœur trop sensible d’un père, ne peux-tu te calmer un moment !… À l’heure qu’il est, peut-être il perd sa santé… sa fortune… ses mœurs… Que sais-je ? sa vie… son honneur… le mien… (Il se lève brusquement, et dit :) Quelles idées me poursuivent !