Scène VII
La division et le trouble sont dans ma maison, et c’est vous qui les causez… Germeuil, je suis mécontent. Je ne vous reprocherai point ce que j’ai fait pour vous ; vous le voudriez peut-être : mais après la confiance que je vous ai marquée aujourd’hui, je ne daterai pas de plus loin ; je m’attendais à autre chose de votre part… Mon fils médite un rapt ; il vous le confie : et vous me le laissez ignorer. Le Commandeur forme un autre projet odieux ; il vous le confie : et vous me le laissez ignorer.
Ils l’avaient exigé.
Avez-vous dû le promettre ?… Cependant cette fille disparaît ; et vous êtes convaincu de l’avoir emmenée… Qu’est-elle devenue ?… que faut-il que j’augure de votre silence ?… Mais je ne vous presse pas de répondre. Il y a dans cette conduite une obscurité qu’il ne me convient pas de percer. Quoi qu’il en soit, je m’intéresse à cette fille ; et je veux qu’elle se retrouve.
Cécile, je ne compte plus sur la consolation que j’espérais trouver parmi vous. Je pressens les chagrins qui attendent ma vieillesse ; et je veux vous épargner la douleur d’en être témoins. Je n’ai rien négligé, je crois, pour votre bonheur, et j’apprendrai avec joie que mes enfants sont heureux.