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Classiquesen Ligne

Scène première


CÉCILE, MADEMOISELLE CLAIRET.
Cécile.

Je meurs d’inquiétude et de crainte… Deschamps a-t-il reparu ?

Mademoiselle Clairet.

Non, mademoiselle.

Cécile.

Où peut-il être allé ?

Mademoiselle Clairet.

Je n’ai pu le savoir.

Cécile.

Que s’est-il passé ?

Mademoiselle Clairet.

D’abord il s’est fait beaucoup de mouvement et de bruit. Je ne sais combien ils étaient ; ils allaient et venaient. Tout à coup, le mouvement et le bruit ont cessé. Alors, je me suis avancée sur la pointe des pieds, et j’ai écouté de toutes mes oreilles ; mais il ne me parvenait que des mots sans suite. J’ai seulement entendu M. le Commandeur qui criait d’un ton menaçant : Un commissaire.

Cécile.

Quelqu’un l’aurait-il aperçue ?

Mademoiselle Clairet.

Non, mademoiselle.

Cécile.

Deschamps aurait-il parlé ?

Mademoiselle Clairet.

C’est autre chose. Il est parti comme un éclair.

Cécile.

Et mon oncle ?

Mademoiselle Clairet.

Je l’ai vu. Il gesticulait ; il se parlait à lui-même ; il avait tous les signes de cette gaieté méchante, que vous lui connaissez.

Cécile.

Où est-il ?

Mademoiselle Clairet.

Il est sorti seul, et à pied.

Cécile.

Allez… courez… attendez le retour de mon oncle… ne le perdez pas de vue… Il faut trouver Deschamps… Il faut savoir ce qu’il il a dit. (Mademoiselle Clairet sort ; Cécile la rappelle, et lui dit :) Sitôt que Germeuil sera rentré, dites-lui que je suis ici.