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Julien, Eugène-Louis
Le prêtre
XIXᵉ siècle
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Domaine public · libre & gratuit
Source : Project Gutenberg
XIXe siècle

Le prêtre

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ReligionNature

Le prêtre, étude de caractère non fictionnelle rédigée par Eugène-Louis Julien au début du XXᵉ siècle, s'appuie sur le point de vue de l'auteur, lui-même évêque, pour dresser non pas un panégyrique mais un portrait clair et impartial du curé catholique français tel que le façonnent la vocation, la discipline ecclésiastique et l'histoire nationale, explorant costume et usages, formation au séminaire, vies contrastées des curés de campagne et de ville, essor du « prêtre des œuvres » et pratique de la prédication, avec pour centre le curé ordinaire et la manière dont il ancre et anime la vie de sa communauté. L'ouvrage s'ouvre en énonçant sa méthode, montrer le prêtre tel qu'il est, puis commence par ses signes visibles — la soutane et la tonsure, une tenue réservée, de petites évolutions du rabat au col romain, de la marche et du cheval à la bicyclette et à l'automobile — avant de traiter de la vocation et de la formation : la plupart des candidats viennent de familles modestes, souvent rurales, et petit comme grand séminaire forment autant la vie intérieure que l'esprit, équilibrant discipline ascétique et étude, complétées pour certains par un enseignement universitaire. Un bref rappel historique (le concile de Trente, saint Vincent de Paul, Olier) et l'insistance sur la politesse soulignent comment la formation façonne aussi les manières extérieures. Abordant le curé de campagne, le texte souligne son rôle ancien dans la formation de la conscience française, son enracinement dans la paroisse et le presbytère, des finances resserrées après la Séparation, et ses liens avec le jardin, la terre et les solidarités locales, montrant son action sociale concrète auprès des paysans, marins et ouvriers — bénédictions des champs, syndicats agricoles et action sociale chrétienne apaisant les tensions de classe. Le curé de ville, à l'inverse, doit composer avec des fidèles dispersés, des collectes de fonds et la fondation de nouvelles paroisses ; une étude de cas suit un « prêtre des œuvres » qui recense les foyers, fait circuler un bulletin, forme des groupes laïcs, offre une aide juridique et professionnelle, et centre le renouveau sur la dévotion eucharistique et le contact personnel. Un dernier chapitre sur la prédication pèse mémoire contre improvisation, contraintes du genre imposées par l'espace sacré, et le poids de la tradition, de Bossuet et Massillon jusqu'à Lacordaire.