Le dimanche 9 octobre 1870, à une heure de l’après-midi, la rue Royale, à Tours, n’était que fourmillement d’affairés et d’oisifs, cohue d’uniformes. Sur le va-et-vient et le stationnement des groupes, planaient une rumeur bourdonnante, un brouhaha de curiosités en éveil. On se pressait aux abords de l’Archevêché. À côté de francs-tireurs bariolés, gesticulans, des officiers et des soldats de toutes armes montraient leurs visages énergiques où s’imprimait l’abattement de la défaite.