Tamarindus. Famille des Légumineuses.
Végétal d’une beauté remarquable, le tamarinier atteint facilement la hauteur d’un noyer et porte un épais feuillage. Ses rameaux divergent, et s’étendent symétriquement de tous côtés ; ses feuilles, qui ont quelque rapport avec celles du faux acacia cultivé en Europe, présentent au coucher du soleil le même phénomène que celles de la sensitive: leurs folioles se replient, se rapprochent, se touchent, et l’arbre est alors livré au sommeil. Les fleurs du tamarinier sont en grappes, portées sur des pédicules grêles, jaunes et parsemées de veines sanguines. Les fruits sont des gousses assez semblables aux fèves, et munies de deux écorces, l’une extérieure, rousse, cassante et de l’épaisseur d’une coque d’œuf; l’autre intérieure, verte et plus mince. La pulpe est abondante, sucrée et très-acide; délayée dans de l’eau, elle procure une boisson très-rafraîchissante, mais laxative; si on en fait abus dans ce dernier cas, on en prévient l’effet en buvant un peu de tafia.
Le tamarinier ne saurait croître dans nos contrées sans le secours de la serre chaude; mais les tamarins nous sont apportés par le commerce, conservés en confiture ou sans sucre. On les emploie en médecine, comme purgatif doux.