Scène VI.
Ah ! je te cherchais.
Adolphe, je suis bien malheureux !
Bah ! qu’est-ce qui t’arrive ?
Il ne m’est plus permis de rien espérer… mon sort est fixé !
Que me chantes-tu ?
Je viens d’acquérir la certitude qu’Irène me déteste.
Enfant ! Naïf !
Sapristi, tu es drôle, toi ! Quand je te dis qu’elle vient ici même de me le dire, il n’y a pas une minute.
Bêtises ! tu t’y seras mal pris !
Mal pris ! mal pris ! C’est toi qui es bête ! Crois-tu que si je m’y étais bien pris elle m’eût assuré qu’elle m’adore en récompense de mon habileté ?
Tu admets donc que tu n’as pas été habile ?
Ah ! si j’ai été ridicule par exemple, je te dois cela à toi. Tu jurais qu’elle m’aimait.
C’est vrai !
Bon ! Ne recommence pas, par exemple.
Mais je vois bien que tu me gâtes cette affaire, je serai obligé de me passer de toi pour la conclure.
Ah ! tes conclusions sont toutes prévues ! Ne t’occupe plus de moi, mon ami, je t’en prie. Tu perdras ton temps à lutter contre mon maudit guignon… Le diable m’emporte si je me soucie de cette exécrable existence !… Ouf !
Eh bien ! elle est jolie sa philosophie !