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Classiquesen Ligne

Scène VI.

ARMAND, ADOLPHE.
Adolphe.

Ah ! je te cherchais.

Armand, lui tendant la main d’un air navré.

Adolphe, je suis bien malheureux !

Adolphe, surpris.

Bah ! qu’est-ce qui t’arrive ?

Armand.

Il ne m’est plus permis de rien espérer… mon sort est fixé !

Adolphe.

Que me chantes-tu ?

Armand.

Je viens d’acquérir la certitude qu’Irène me déteste.

Adolphe

Enfant ! Naïf !

Armand, s’emportant.

Sapristi, tu es drôle, toi ! Quand je te dis qu’elle vient ici même de me le dire, il n’y a pas une minute.

Adolphe.

Bêtises ! tu t’y seras mal pris !

Armand.

Mal pris ! mal pris ! C’est toi qui es bête ! Crois-tu que si je m’y étais bien pris elle m’eût assuré qu’elle m’adore en récompense de mon habileté ?

Adolphe.

Tu admets donc que tu n’as pas été habile ?

Armand.

Ah ! si j’ai été ridicule par exemple, je te dois cela à toi. Tu jurais qu’elle m’aimait.

Adolphe.

C’est vrai !

Armand.

Bon ! Ne recommence pas, par exemple.

Adolphe.

Mais je vois bien que tu me gâtes cette affaire, je serai obligé de me passer de toi pour la conclure.

Armand, tristement.

Ah ! tes conclusions sont toutes prévues ! Ne t’occupe plus de moi, mon ami, je t’en prie. Tu perdras ton temps à lutter contre mon maudit guignon… Le diable m’emporte si je me soucie de cette exécrable existence !… Ouf !

Il sort.
Adolphe, le regardant s’éloigner.

Eh bien ! elle est jolie sa philosophie !