Aller au contenu principal
Classiquesen Ligne

AVANT-PROPOS

Les chats ont des petites âmes ombrageuses, des petites âmes de câlinerie, de fierté et de caprice, difficilement pénétrables, ne se révélant qu’à certains privilégiés, et que rebute le moindre outrage, ou quelquefois la déception la plus légère.

Leur intelligence égale au moins celle des chiens, dont ils n’ont jamais d’ailleurs les obséquieuses soumissions, non plus que la ridicule importance, ni la révoltante grossièreté. Ce sont des bêtes élégantes et patriciennes ; les chiens, au contraire, quelle que soit leur condition sociale, gardent des malpropretés de parvenus et demeurent irrémédiablement communs.