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Classiquesen Ligne

Scène XVIII

MADAME AIGREVILLE, BASSINET.
Bassinet, sortant de droit, deuxième plan.

On n’a pas idée de faire poser les gens de la sorte !

Madame Aigreville.

En attendant, je vais tâcher de trouver un appartement meublé.

Bassinet, qui a entendu les paroles de madame Aigreville.

Hein ! vous cherchez un appartement ?… J’ai votre affaire !

Madame Aigreville, effrayée.

Le contagieux, encore !

Elle passe vivement à droite de façon à avoir la table entre elle et Bassinet.
Bassinet, à part.

Ça la reprend. (Haut.) J’ai votre affaire… un petit entresol très gentil à louer de suite… tout meublé.

Madame Aigreville.
Vraiment ?
Bassinet.

Oui, à côté, 70, rue de Milan.

Il lui tend une carte, elle fait des manières pour la prendre, Bassinet finit par la lui passer sur le sommet de son chapeau.
Madame Aigreville, avec anxiété.

Et c’est vous qui l’habitiez ?

Bassinet.

Non, c’était une couturière. C’est même une histoire assez drôle. Figurez-vous que la couturière…

Madame Aigreville.

C’est parfait ! savez-vous s’il est sain.

Bassinet.

Mon Dieu ! ça dépend… ! Si c’est pour y loger ?

Madame Aigreville.

Dame !

Bassinet.

Ah ! non, c’est que quelquefois on le loue pour faire ses farces.

Madame Aigreville, scandalisée.

Hein !…

Bassinet, se reprenant.

Oh ! ce n’est pas le cas… Enfin, vous savez, c’est sain… comme tous les appartements. Tant qu’on n’y attrape rien (À part.) Après tout, je ne la connais pas… et c’est la belle-mère de Moulineaux. Entre amis, il faut toujours se rendre service.

Madame Aigreville.

Nous irons visiter aujourd’hui même.

Bassinet.

Oh ! Dieu, si j’arrivais à le caser.