Scène XX
Dites donc, elle vous rase, la grosse !
Vous ! ah ! bien, vous êtes le bienvenu !
Tiens, c’est la première fois.
Oui, j’ai réfléchi à ce que vous me demandiez.
Quoi donc ?…
Je loue votre petit entresol.
Oui ! (À part.) J’aurais dû le mettre à l’enchère.
J’en ai justement besoin. Je peux vous dire ça à vous… qui êtes un homme discret… J’ai une liaison. Oh ! platonique encore, avec une femme mariée. Elle a été longtemps une de mes clientes.
Qu’est-ce qu’elle avait ?
Rien. J’ai fini par l’en guérir.
Et son mari, qu’est-ce qu’il dit de tout ça ?
Je n’en sais rien. Je ne le connais pas ! N’importe ! votre entresol est de ?…
Deux cent cinquante francs.
Par an ?… C’est pour rien ! je le prends !
Eh ! là ! Pardon ! deux cent cinquante francs par mois.
Vous m’augmentez déjà ?… Enfin n’importe, c’est entendu, je le prends.
Quand ?
Mais aujourd’hui même.
Diable !… c’est qu’il est encore tout sens dessus dessous. Il y a toutes les affaires de la couturière, parce que, je vous l’ai dit, c’est une histoire assez drôle. Figurez-vous que la couturière…
Non, demain l’histoire de la couturière.
Oui… enfin ce n’est pas arrangé.
Ah ! bien je m’en accommoderai comme cela en attendant. Vous le ferez mettre en état après.