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Classiquesen Ligne

Scène XX

MOULINEAUX, BASSINET.
Bassinet, à Moulineaux.

Dites donc, elle vous rase, la grosse !

Moulineaux, apercevant Bassinet.

Vous ! ah ! bien, vous êtes le bienvenu !

Bassinet, no 1.

Tiens, c’est la première fois.

Moulineaux, no 2.

Oui, j’ai réfléchi à ce que vous me demandiez.

Bassinet.

Quoi donc ?…

Moulineaux.

Je loue votre petit entresol.

Bassinet.

Oui ! (À part.) J’aurais dû le mettre à l’enchère.

Moulineaux.

J’en ai justement besoin. Je peux vous dire ça à vous… qui êtes un homme discret… J’ai une liaison. Oh ! platonique encore, avec une femme mariée. Elle a été longtemps une de mes clientes.

Bassinet.

Qu’est-ce qu’elle avait ?

Moulineaux.

Rien. J’ai fini par l’en guérir.

Bassinet.

Et son mari, qu’est-ce qu’il dit de tout ça ?

Moulineaux.

Je n’en sais rien. Je ne le connais pas ! N’importe ! votre entresol est de ?…

Bassinet.

Deux cent cinquante francs.

Moulineaux.

Par an ?… C’est pour rien ! je le prends !

Bassinet.

Eh ! là ! Pardon ! deux cent cinquante francs par mois.

Moulineaux.

Vous m’augmentez déjà ?… Enfin n’importe, c’est entendu, je le prends.

Bassinet.

Quand ?

Moulineaux.

Mais aujourd’hui même.

Bassinet, arrangeant machinalement les revers de l’habit de Moulineaux.

Diable !… c’est qu’il est encore tout sens dessus dessous. Il y a toutes les affaires de la couturière, parce que, je vous l’ai dit, c’est une histoire assez drôle. Figurez-vous que la couturière…

Moulineaux, no 1.

Non, demain l’histoire de la couturière.

Bassinet.

Oui… enfin ce n’est pas arrangé.

Moulineaux.

Ah ! bien je m’en accommoderai comme cela en attendant. Vous le ferez mettre en état après.