Scène VI
Ah ! mon Dieu ! qu’est-ce qu’il y a ?
Aïe ! faites donc attention ! En voilà une manière d’entrer…
Dame, pourquoi vous asseyez-vous contre la porte ?
Aussi pourquoi ne ferme-t-elle pas votre porte ?… Vous louez des appartements tout disloqués.
Qu’est-ce que vous voulez, je vous ai prévenu. Il y a une heure que je vous l’ai loué, je n’ai pas pu mettre en état…
Enfin on a des serrures qui ferment ! c’est élémentaire !… On entre ici comme dans un bois !!! C’est insupportable, le premier imbécile venu…
Oh ! qui ?…
Mais n’importe… vous.
Oh ! moi, ça n’a pas d’importance ! enfin, j’écrirai au serrurier… Je vais vous dire… J’avais dû faire forcer la porte après le départ de ma locataire l’autre jour, après quoi le serrurier est parti pour aller déjeuner… et il n’est pas encore revenu… Mais il reviendra. À part cela, vous êtes content ?
Ah ! oui, je vous conseille d’en parler… (Lui indiquant Suzanne qui lui tourne à moitié le dos, à gauche.) Mais je vous demande pardon, je ne suis pas seul…
Oh ! je vous demande pardon… Je n’avais pas vu madame. (À Suzanne.) Oh ! mais madame, vous n’êtes pas de trop… Je n’ai point de secrets à dire… Que ma présence ne vous fasse pas partir !
Il est trop bon ! (À part.) Quelle sangsue ! il ne manquait plus que lui !