Scène XIV
Ah ! c’est trop fort, monsieur ! Il ne vous manquait plus que d’amener vos couturières au domicile conjugal !…
Hein ! Ah ! mais non, mais ils y tiennent ! Où ça ? quelle couturière ?
Madame !…
Moi ?…
Non, madame !
Moi !
Il faudrait s’entendre, cependant ?
Pardon, madame est ma femme.
Et madame est la mienne ; je vous prie d’y réfléchir quand vous parlez d’elle !
Sa femme !
Parfaitement !
Sa femme ! et moi qui lui ai remis son portrait ! (À Bassinet.) Dites donc ! Rendez-moi la photographie.
Hein ! la… Ah ! c’est juste.
Oh ! ne la regardez pas !
Bah ! pourquoi pas ?…
Non, je vous en prie !
Oh !
Vlan ! ça y est !
Oh ! c’est drôle, elle ressemble à ma femme… (À Aubin.) Vous ne trouvez pas ?
Hein ! ça… oh ! là non… Elle a bien trop de…
Oh ! si, regardez donc… Vous ne trouvez pas que ça ressemble à ma femme…
Ça ! ah bien !… ça n’a pas assez de…
Enfin, regarde, toi !
Oh ! mon ami, tu es dur pour moi !
Comment, vraiment… au fait c’est vrai… ça ne te ressemble pas du tout.
Comment, alors tout ça c’est donc vrai…
Mais je te le répète depuis une heure.
Ah ! mon cher Anatole…
Va, je te pardonne.
Et moi, me pardonneras-tu ?
Oh ! ne me demande pas pardon, ce serait trop !
Sont-ils bêtes… heureusement que je suis là, sans ça, ça recommencerait demain.
Mon cher mari !
Haigne !!
Son mari… mais alors le docteur Moulineaux…
Euh ! le docteur ?
Eh bien ! c’est lui, parbleu !
L’imbécile !
Je vous croyais couturier.
Chut ! oui, je l’ai été… par procuration… C’est ma tante qui était couturière.
Oui ? Fallait donc le dire !
Je ne le pouvais pas.
Et pourquoi ça ?
Pour ma famille, c’est une tante naturelle !
- ↑ Moulineaux 1, Bassinet 2.
- ↑ É. 1 — A. 2 — B. 3 — M. 4.
- ↑ É. 1 — B. 2.
- ↑ M. 1 — S. 2.
- ↑ A. 1 — M. 2 — S. 3.
- ↑ S. 1 — B. 2 — M. 3.
- ↑ M. 1 — D. 2 — A. 3.
- ↑ R. 1 — A. 2 — M. 3.
- ↑ R. 1 — M. 2.
- ↑ S. 1 — R. 2 — A. 3 — M. 4.
- ↑ Toute cette dernière scène doit être jouée excessivement brûlée… et sans arrêts.
- ↑ Y. 1 — Aig. 2.
- ↑ M. 1 — S. 2 — A. 3 — B. 4.
- ↑ R. 1 — Aig. 2 — Y. 3 — M. 4 — S. 5 — A. 6 — B. 7.