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Classiquesen Ligne

Scène III

LE DRAC, FRANCINE.
LE DRAC.

Bonjour, Francine.

FRANCINE, effrayée.

Ah ! mon Dieu ! d’où sort-il, celui-là ? Il m’a fait peur !… C’est toi, Nicolas ?

LE DRAC.

Qu’est-ce que vous avez donc brûlé, que ça sent si bon ?

FRANCINE.

Rien, rien… Mais pourquoi donc viens-tu avant d’avoir aidé mon père ?

LE DRAC.

Oh ! je l’ai aidé ! Mais le père André a voulu courir lui-même au village pour vendre son poisson.

FRANCINE.

Tu en as pris beaucoup ?

LE DRAC.

Oui, et v’là les coquillages pour votre souper.

FRANCINE, qui lui met sur la table une cruche et un morceau de pain.

Bon ! Donne-moi ça, et mange un morceau en attendant. Tu dois avoir faim. Moi, je vas éplucher ça dehors, pour ne pas salir la chambre. (À part.) Eh bien je n’y crois plus, au drac ; il n’est pas venu ! (Elle sort.)