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Classiquesen Ligne

Scène IV

MERCURE, PLUTUS, CHRÉMYLE, MYRTO, avec une corbeille, BACTIS et CARION, au fond.
MERCURE, à Chrémyle.

Allons, mon ami, emmène Plutus et fête sa guérison. Il te doit la lumière, demande-lui l’opulence.

MYRTO, à Chrémyle.

Attendez, mon père. Je dois, suivant l’usage, honorer la tête de votre hôte. (Elle répand sur la tête de Plutus les fleurs de sa corbeille, et lui dit à voix basse en se courbant devant lui.) Dieu des richesses, donne-moi, en retour de cet hommage, une grosse bourse’pleine d’or ! (Chrémyle, un peu au fond, donne des ordres à ses esclaves.) PLUTUS. Oui, oui, plus tard.

MERCURE, à Myrto.

Sache qu’il promet toujours, et qu’il tient le moins possible.

MYRTO.

Plutus, au nom de ma mère, qui m’a dit de t’implorer, et qui se donne beaucoup de mal pour te bien recevoir, accorde-moi

ce que je te demande.
PLUTUS, montrant Mercure.

Demande à celui-ci, qui est porteur de ma bourse.

MERCURE, montrant une grande bourse de cuir toute plate.

Ne vois-tu pas que tu l’as laissée vide ?

PLUTUS, prenant la bourse.

Eh bien, attends. (Il souffle dans la bourse, qui se gonfle, et la donne à Myrto.) Laisse-moi tranquille, à présent ! (Haut.) Allons dîner.

CHRÉMYLE.

Oui, oui, Plutus, je brûle de te posséder dans ma maison et de te présenter ce que j’ai de plus cher au monde, ma femme, mes enfants, … après toi pourtant !

PLUTUS.

Après moi ?

CHRÉMYLE.

Que veux-tu ! on te doit la vérité !

CARION.

Et moi, je te chéris… presque autant que moi-même. Ohé ! ohé ! évohé ! (Ils sortent.)