Née en 1815 à Rouen, dans le quartier de Martainville où s'alignaient les filatures de coton, fille de Geneviève Fessard, originaire du Mesnil-sous-Jumièges et exploitante d'une fabrique de rouennerie, Amélie Bosquet publie à trente ans, en 1845, son ouvrage majeur, La Normandie romanesque et merveilleuse, salué par la critique et qui ravive un certain sentiment nationaliste normand. En 1846, elle tente le roman historique sous le pseudonyme masculin d'Émile Bosquet. Écrivaine et folkloriste française, pionnière dans l'étude des légendes, elle exerce aussi comme préceptrice, notamment auprès de la nièce de Flaubert, de cinq ans sa cadette, et correspond avec l'écrivain pendant une dizaine d'années après avoir quitté Rouen. En 1897, elle publie ses souvenirs d'enfance sous le titre Une écolière sous la Restauration. Elle passe ses dernières années à la fondation Galignani de Neuilly, établissement fondé en 1865 qui accueille cent cinquante personnes âgées, dont des écrivains et des savants. Elle meurt en 1904 à Neuilly-sur-Seine.