Né en 1824 à Yamachiche, dans le Bas-Canada, descendant de Jean Jarin, arrivé au Canada vers 1750 comme sergent dans les troupes de la Marine avant de s'établir dans la région de Yamachiche, Antoine Gérin-Lajoie entame en 1837 ses études classiques au séminaire de Nicolet, où il compose le poème Un Canadien errant (1842) et Le Jeune Latour (1844), première tragédie canadienne. Membre fondateur et président de l'Institut canadien, journaliste à La Minerve de 1844 à 1849, auteur d'un utile Catéchisme politique (1851), il entreprend en 1847 des études de droit et obtient sa commission d'avocat en 1848, qu'il n'exerce que sporadiquement, ne se jugeant pas un bon avocat. Traducteur à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1852 à 1856, il devient bibliothécaire adjoint de 1856 à 1880 et compilateur principal du Catalogue de la bibliothèque du Parlement, en deux volumes (1857-1858). Journaliste, avocat, écrivain et fonctionnaire québécois, il participe à la fondation des Soirées canadiennes (1861) et du Foyer canadien (1862-1865), et laisse comme œuvre la plus célèbre le roman Jean Rivard, le défricheur (1862) et sa suite Jean Rivard, économiste (1864), qui font la promotion du défrichement des terres incultes au Québec. Il meurt en 1882 à Ottawa.