Née en 1813 à Recey-sur-Ource, en Côte-d'Or, dans une famille d'origine modeste, cadette de deux frères aînés, Antoinette Quarré est lingère à Dijon et de santé fragile ; la légende veut qu'elle ait appris à lire dans Zaïre de Voltaire. Éduquée par un érudit, M. de Belloguet, elle se tourne vers la poésie et publie quelques essais en vers et en prose, notamment dans le Journal des demoiselles, ainsi qu'un éloge de la princesse Marie d'Orléans qui lui vaut en 1839 une mention de la Société des lettres et des arts de Seine-et-Oise. Elle envoie ses vers à Alphonse de Lamartine, qu'elle admire passionnément, et celui-ci lui répond le 24 août 1838 par un poème, À une jeune fille poète, qu'il inclura plus tard dans ses Recueillements poétiques. Encouragée par ses amis à publier, elle voit paraître en 1843 son premier recueil, qui suscite un intérêt considérable. De constitution fragile, elle meurt en 1847 à Dijon, d'une hypertrophie du cœur.