Né en 1841, fils d'instituteur, Auguste Vermorel entre à treize ans dans un collège jésuite qu'il quitte à quinze ans et demi muni de son baccalauréat, avant d'entreprendre des études de droit à Paris tout en écrivant déjà contes, nouvelles et articles de presse. Journaliste et écrivain socialiste radical, il fonde en 1861 le journal La Jeune France, dirige Le Courrier français, puis collabore à La Presse, La Liberté et La Réforme, où ses attaques contre le gouvernement lui valent la prison. Auteur d'ouvrages consacrés aux grandes figures de la Révolution française — Danton, Robespierre, Marat — ainsi que des Hommes de 1848 (1868) et du Parti socialiste (1870), il devient en 1871 membre de la Commune de Paris, siégeant à la commission de la Justice. Blessé sur une barricade durant la Semaine sanglante, il meurt en captivité à Versailles en 1871, à seulement vingt-neuf ans.