Membre de la famille princière russe des Galitzine et converti au catholicisme, Augustin Galitzin s'installe à Paris à partir de 1844, où il mène une double carrière d'historien et de traducteur du russe vers le français. Collaborateur régulier de la revue Le Correspondant et membre de la Société nationale des antiquaires de France, il fait connaître au public français des textes russes majeurs, notamment le roman historique d'Alexis Tolstoï Ivan le Terrible, ou la Russie au XVIe siècle, qu'il traduit et préface. Érudit également collectionneur de documents anciens, il publie en 1860 des lettres inédites d'Henri IV qu'il a lui-même rassemblées, contribuant ainsi à la conservation et à la diffusion de sources historiques françaises et russes.