Né en 1821 à Paris, fils d'un général du génie sous Louis-Philippe, le comte Théodore du Moncel manifeste dès dix-huit ans une prédilection pour les sciences, bien que n'ayant fréquenté ni l'École polytechnique ni l'École centrale — parcours atypique pour un physicien français de son temps. Électricien de l'administration des télégraphes de 1860 à 1873, il invente de nombreux dispositifs électriques qui lui valent une médaille de première classe à l'Exposition universelle de 1855, avant d'être élu membre libre de l'Académie des sciences en 1874. C'est lui qui présente successivement à l'Académie le téléphone de Bell, le microphone de Hughes et le phonographe d'Edison, jouant ainsi un rôle de passeur essentiel entre les grandes innovations électriques de son époque et la communauté scientifique française. Fondateur et rédacteur en chef de la revue La Lumière électrique à partir de 1881 jusqu'à sa mort, il y écrit sans relâche. Il meurt en 1884.