Née Marie-Françoise Descampeaux en 1798 à Luchy, dans l'Oise, fille du précepteur d'un des fils de Louis XV, elle épouse en premières noces un chirurgien militaire puis, en secondes noces, M. Dénoix des Vergnes, dont elle garde le nom pour signer ses œuvres. Poétesse publiant des recueils à partir de 1832, elle se fait connaître avec Heures de solitude (1837) et entretient une correspondance avec Victor Hugo, Lamartine et Chateaubriand, tout en publiant une traduction en vers des Mystères de Paris d'Eugène Sue. Après la révolution de 1848, elle s'engage activement en politique, publiant une ode à l'armée (1850), un recueil de vers patriotiques (1855) et un salut à Pierre-Joseph Proudhon (1858). Surnommée la « muse de l'Oise », elle laisse à Beauvais un prix de poésie décerné en son nom jusqu'en 1914 ainsi qu'une rue portant son nom. Elle meurt en 1879 à Beauvais.