Né en 1858 à Bruxelles, dans une famille cultivée — son père Charles Gilkin pratique la peinture et la musique, sa mère est issue d'une famille de marchands flamands bruxellois —, Iwan Gilkin écrit ses premiers vers dès douze ans et se passionne à l'adolescence pour Dante, Milton, Chateaubriand et Byron. Pianiste talentueux hésitant entre le conservatoire et les études classiques, il choisit finalement le droit et obtient un doctorat à l'université de Louvain, années marquées par une crise religieuse qui ébranle sa foi. Figure du symbolisme belge, il dirige La Jeune Belgique, revue du symbolisme belge, et développe une œuvre mature souvent consacrée à des thèmes religieux et philosophiques difficiles, empreinte d'un pessimisme spirituel et antipositiviste marqué par l'influence de Baudelaire et de Schopenhauer. Son recueil La Nuit (1897), imprégné d'un pessimisme baudelairien, reste l'une de ses contributions les plus significatives à la poésie belge de langue française. Il meurt en 1924 à Bruxelles.