Né à Lyon en 1800, fils unique du physicien André-Marie Ampère, Jean-Jacques Ampère se consacre non pas aux sciences mais à la philologie et à l'étude des origines culturelles des langues et mythologies européennes. Un premier voyage en Allemagne, en 1826, impressionne fortement Goethe lui-même, et ses recherches sur la mythologie scandinave lui valent en 1830 une chaire d'histoire de la littérature étrangère à la Sorbonne, suivie en 1833 d'un poste au Collège de France. Habitué assidu du salon de Mme Récamier, pour qui il nourrit un amour platonique de toute une vie, il est élu à l'Académie française en 1847 et dirige la bibliothèque Mazarine. Il consacre ses dernières années à son grand œuvre historique, L'Histoire romaine à Rome, avant de mourir en 1864.