Né François-Jules Suisse en 1814 à Lorient, dit Jules Simon, il entre à l'École normale supérieure en 1833 et devient professeur de philosophie à Caen puis à Versailles, avant de suppléer Victor Cousin dans sa chaire à la Sorbonne, où son cours sur les philosophes grecs, Platon et Aristote notamment, connaît un vif succès. Élu député en 1848, il refuse de prêter serment à Napoléon III et devient l'un des opposants les plus déterminés à l'Empire, avant d'entrer le 4 septembre 1870 au gouvernement de la Défense nationale. Ministre de l'Instruction publique de 1870 à 1873, il démissionne en mai 1871 par opposition à la droite monarchiste, puis accède en décembre 1876 à la présidence du Conseil, poste dont Mac-Mahon le contraint à démissionner lors de la crise du 16 mai 1877. Élu sénateur inamovible et académicien français le même jour, le 16 décembre 1875, il meurt en 1896 à Paris.