Né François-Maximilien Bibaud en 1823 à Montréal, fils du journaliste et historien Michel Bibaud, il fait ses études classiques chez les sulpiciens au petit séminaire de Montréal de 1833 à 1843 et entre d'abord dans l'état ecclésiastique. Il débute dans l'écriture en 1842 en collaborant à l'Encyclopédie canadienne de son père, puis devient rédacteur adjoint des Mélanges religieux de Montréal en 1846, avant d'abandonner la vie ecclésiastique fin novembre 1846 pour devenir avocat. Tout au long de sa carrière juridique, il publie de nombreux ouvrages d'histoire et de droit, dont l'Essai de logique judiciaire (1853), le Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique (1857) et la Bibliothèque canadienne ou annales bibliographiques (1858), marquant durablement la vie intellectuelle québécoise malgré des prises de position partisanes qui en font une figure controversée. Il meurt en 1887.