Né en 1808 à Charmes, dans les Vosges, Nicolas Blondlot commence ses études de médecine à Nancy et les poursuit à Paris, où il obtient son doctorat en médecine en 1833 à vingt-cinq ans, après avoir également obtenu un doctorat ès sciences et s'être destiné à la chirurgie comme élève de Dupuytren. De retour à Nancy, il se consacre à la physiologie expérimentale et à la chimie, et est nommé en 1836 professeur de chimie, succédant à De Haldat. Titulaire de la chaire de chimie médicale et de toxicologie à l'école de médecine, considéré comme l'une des gloires de cette école, il met ses connaissances scientifiques au service d'expertises judiciaires, notamment par l'usage du microscope dans l'analyse des taches de sang. Élu à l'Académie Stanislas en 1850, chevalier de la Légion d'honneur en 1861, il reçoit le prix Montyon en 1870 et est élu membre associé de l'Académie de médecine en 1865, dans la division de physique et de chimie médicales ; ses travaux portent principalement sur la physiologie digestive et la toxicologie. Père du physicien René Blondlot, il meurt en 1877 à Nancy.