Né en 1842 au Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine, fils de Vital Vigneau, pêcheur hauturier d'origine acadienne, et d'Élise Boudreau, Placide Vigneau passe son enfance aux Îles-de-la-Madeleine, où il apprend le métier de pêcheur hauturier. En 1858, il quitte les îles avec sa famille pour s'établir dans le village naissant de Pointe-aux-Esquimaux, aujourd'hui Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord du Saint-Laurent. Employé sur la goélette de son père, il en devient d'abord mousse et tenancier du livre de bord, avant d'en prendre le commandement comme capitaine ; il exerce ensuite comme gardien du phare de l'île aux Perroquets de 1892 à 1912. En prêtant ses manuscrits, il collabore avec des auteurs comme l'abbé Victor-Alphonse Huard, Paul Hubert et Mgr Charles Guay à la rédaction d'ouvrages sur l'histoire de la Côte-Nord, des Îles-de-la-Madeleine et de l'Acadie ; son propre journal, Un pied d'ancre, est publié en 1969. Il meurt en 1926 à Pointe-aux-Esquimaux ; la baie Placide-Vigneau est nommée en son honneur.