Née Hélène Perret en 1820 à Edgard, en Louisiane, fille des créoles Ursin Perret et Françoise Pain, elle reçoit une éducation bilingue en anglais et en français dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste, en Louisiane. Mariée à treize ans à Alexandre Pelletier de La Houssaye, avec qui elle a huit fils et une fille, elle se retrouve veuve et endettée en 1863, puis perd en 1875 sa fille Lilia, laissant huit petits-enfants qu'elle est déterminée à élever. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle rouvre son école après la guerre de Sécession, exerce comme receveuse des postes de Franklin, et se lance dans les années 1870 dans une carrière d'écriture pour compléter ses revenus, collaborant à des journaux de langue française comme Le Meschacébé et Le Franc-Louisianais. Seule femme largement publiée parmi les auteurs louisianais de langue française du XIXe siècle, elle publie à soixante-trois ans son premier roman, Pouponne et Balthazar, en feuilleton dans L'Abeille de la Nouvelle-Orléans, et reste surtout connue pour son ouvrage de 1895, Les Quarteronnes de la Nouvelle-Orléans. L'Athénée louisianais, société vouée à la préservation de la langue française en Louisiane, lui décerne sa médaille d'or en 1890. Elle meurt en 1894.