Né en 1859 au relais d'Ōta, aujourd'hui Minokamo, dans la préfecture de Gifu, Tsubouchi Shōyō est écrivain, dramaturge, traducteur, éditeur et critique littéraire japonais. Son essai Shōsetsu Shinzui (L'Essence du roman), publié en 1885, plaide pour une littérature à l'occidentale, réaliste et attentive à la psychologie des personnages, et son roman Tōsei Shosei Katagi (Portraits d'étudiants de ce temps) compte parmi les premiers exemples de roman moderne au Japon. Il fait connaître le théâtre étranger dans son pays en traduisant l'œuvre complète de William Shakespeare, tout en écrivant lui-même des pièces de kabuki, dont Kiri Hitoha (Une feuille de paulownia, 1894) ; il se retire en 1915 de l'université Waseda pour se consacrer entièrement à sa traduction de Shakespeare. L'un des fondateurs du mouvement shingeki, le « nouveau théâtre », il introduit au Japon les pièces d'Henrik Ibsen et de George Bernard Shaw tout en offrant un débouché aux dramaturges japonais modernes. Il meurt en 1935 à Atami, dans la préfecture de Shizuoka.