Née en 1829 à Saint-Brieuc, fille de Jean-Marie Fleuriot, soldat sous l'Empire devenu avoué après des études de droit, très catholique et légitimiste, qui combat le nouveau pouvoir issu de la révolution de Juillet 1830 au point d'en perdre son emploi, plongeant la famille dans la pauvreté, Zénaïde Fleuriot devient préceptrice près de Saint-Brieuc après la ruine puis la mort de son père en 1849, avant de se tourner vers l'écriture. Elle publie d'abord quelques essais sous le nom d'Anna Edianez, puis rapidement ses premiers romans sous son propre nom, devenant, avec quatre-vingt-trois romans à son actif, l'une des meilleures romancières françaises du XIXe siècle pour la jeunesse, notamment destinés aux jeunes filles de bonne famille. Fin 1859, elle fait paraître un volume de nouvelles intitulé Marquise et pêcheur, puis Une famille bretonne. Romancière bretonne d'une grande piété, soucieuse de ne jamais blesser la foi chrétienne ni les bonnes mœurs, elle rencontre un grand succès auprès de la bourgeoisie catholique et succède à la comtesse de Ségur chez Hachette à la mort de celle-ci en 1874. Elle meurt en 1890.