Les Contes du jour et de la nuit (1885) rassemblent des nouvelles contrastées, réparties comme leur titre l'indique entre récits lumineux et diurnes, souvent teintés d'humour ou de satire sociale légère, et récits nocturnes, plus sombres, volontiers fantastiques ou macabres, illustrant l'étendue des registres que Maupassant maîtrise avec une égale virtuosité dans le format court. Parmi les textes les plus célèbres du recueil figure « La Parure », l'une des nouvelles les plus lues et les plus étudiées de tout Maupassant, qui raconte comment une modeste employée, honteuse de sa condition et désireuse de briller un soir de bal, emprunte à une amie une parure de diamants qu'elle perd et remplace secrètement à grands frais, sacrifiant dix années de sa vie à rembourser une dette écrasante avant d'apprendre, dans une chute célèbre pour sa cruauté ironique, que la parure originale n'était en réalité que de la pacotille sans valeur. D'autres contes du recueil explorent la veine fantastique héritée du Horla ou la satire des mœurs provinciales et parisiennes, toujours avec cette économie de moyens et cette chute imparable qui ont fait la réputation universelle de Maupassant comme nouvelliste. Ce recueil illustre parfaitement la diversité tonale et thématique de son art bref, entre cruauté ironique du quotidien et bascule vers l'inexplicable, qui a fait de lui l'un des maîtres incontestés du genre de la nouvelle dans la littérature mondiale. Publié en mars 1885 chez Marpon et Flammarion, ce recueil de vingt et une nouvelles rassemble des textes déjà parus séparément dans Gil Blas ou Le Gaulois entre avril 1882 et janvier 1885, dont La Parure, devenue l'une des nouvelles les plus lues de toute la littérature française. La chute de La Parure, révélant après coup la vraie nature de la parure perdue, reste l'un des exemples les plus fréquemment cités dans l'enseignement pour illustrer l'art de la nouvelle à chute chez Maupassant.